Deux problèmes s'il en est... Je ne savait pas si j'allais en faire un ou deux articles tant il y a de choses à dire, mais bon, voilà, je mets
tout en vrac avec un seul article, vous ferez le tri...
PREMIER SUJET: LES CHOUINERIES DE MA FILLE
5 ans... Serait-ce l'âge fatidique pour les enfants qui se mettent alors à passer leur temps à chouiner?? Je ne sais pas, mais Chléo est en
plein dedans, et honnêtement, ça a une forte propension à m'agacer. La seule chose qui me rassure, c'est qu'il y a un certain nombre de parents qui m'ont dit que leur enfant du même âge fait la
même chose. Mais bon, ça règle pas mon problème. Elle chouine et ça m'agace. Et en ce cas, je sens émerger en moi le démon de la mère indigne qui risque de se mettre à crier "comme ça tu
pleureras pour une bonne raison!!!!"... Qu'est-ce que je le déteste ce démon qui est en moi!!!!
Mais bon, je sais plus comment réagir quand elle se met à pleurer "pour rien". Je mets des guillemets parce que je sais que pour elle, ce n'est pas "pour rien". Mais moi, je suis complètement
démunie parce que je ne sais pas pour quoi...
Je fais comment quand elle part en pleurs dans sa chambre alors que 10 sec auparavant elle était toute calme, toute souriante en train de faire un jeu sur son cahier de Dora??? Je fais comment
quand elle bloque la porte de sa chambre en s'appuyant contre, m'empêchant d'entrer, et que je l'entends derrière pleurnicher, mais qu'elle ne veut pas que je vienne? Je fais comment quand elle
file dans sa chambre en chouinant juste parce que je lui ai demandé de ranger ses jouets qui trainent dans l'entrée ou le salon et qu'elle se cache sous sa couette refusant de me parler??? Je
fais comment quand elle se met à pleurer en voyant une surprise que je lui ai faite et qu'elle part en pleurant dans sa chambre??
Le pire, c'est quand en prime je suis fatiguée... J'essaie de parler avec elle, mais en ce moment, ses pleurs coupent complètement la communication, elle ne me parle pas. J'avoue que je ne sais
plus comment m'y prendre. A la fois, j'essaie de l'accompagner, de comprendre ce qui se passe, et en même temps, je sais que je ne saurai peut-être jamais. A la fois, j'aimerai la prendre
dans mes bras, mais en même temps, quand je la vois dans cet état ça m'agace au plus haut point parce que ses pleurs me touchent, m'irritent, me rappellent mes pleurs d'enfants non écoutés.
Cela dit, la laisser seule dans sa chambre ne l'aidera pas car en faisant ça, je lui impose de gérer seule des émotions difficiles justement à gérer. Je la sens parfois comme submergée par cela,
et je ne peux en ce cas l'abandonner à ses pleurs. Cruel dilemme...
Concernant la colère, une copine m'a parlé de la boîte à colère qu'elle a créé avec sa fille, boîte dans laquelle elles déversent toutes les 2 leur colère, afin que celle-ci ne vienne pas les
détruire elles, et la relation, la communication. L'idée m'est apparue comme très judicieuse, mais encore faut-il que j'ai le temps et la force de la mettre en place...
Dur dur de trouver le juste milieu entre l'écoute des pleurs, chouineries, colère qui ont forcément une cause qui les justifie et la colère que font remonter en moi ces pleurnicheries. Des
idées???
DEUXIEME PROBLEME: ILS ME PARLENT MAL
Je ne sais pas d'où ça vient, mais ça m'exaspère ça aussi. Je fais attention de bien parler à mes deux titoux (3 et 5 ans pour rappel) même si parfois des tons un peu trop impératifs sortent
involontairement de ma bouche (toujours la fatigue...), mais alors eux, par moments, c'est vraiment la panacée! Hier encore, Eliott m'a demandé sur un ton très sec, allongé dans son lit "Maman!
JE VEUX UN CALIN!!!". Autant dire que celui-ci de calin, il ne l'a pas eu!!!!!
C'est quand même terrible d'entendre mes enfants me demander des choses sur le ton de l'ordre, que ce soit un calin, un verre d'eau ou même une proposition d'aide.
Je me retrouve régulièrement depuis quelques semaines à devoir hausser la voix et leur demander de me parler autrement, que je ne répondrai plus à leur demandes formulées sur ce ton là. En
général, ils se calment immédiatement, mais bon, j'aimerai surtout qu'ils ne commencent pas! Parce que bonjour la pédagogie de dire sur un ton sec "tu me parles pas comme ça!!!!". Je leur
explique que cette Chléo ou cet Eliott qui me parle mal, qui crie, qui fait n'importe quoi, je n'ai pas envie de lui parler, ni de le voir, mais je ne me rends pas bien compte de
l'impact psychologique que ça peut avoir sur eux.
Je rechigne à les envoyer dans leur chambre quand ils me manquent de respect, parce que c'est une punition et que je ne veux pas fonctionner sur ce mode d'éducation. Je préfère la réparation.
Cela dit, après avoir discuté un peu de cela avec Sicile hier (qui avait justement demandé à son fils de rester dans sa chambre en
attendant qu'ils partent chez leurs amis parce qu'il était désagréable avec tout le monde), je me dis que ça ne leur ferait pas de mal aux miens... Et puis, je me dis aussi qu'ils commencent à
avoir l'âge de réfléchir un petit peu à leurs actes. Mon amie Sara avait ainsi mis en place dans la chambre de chacun de ses
enfants un "mur de la réflexion" devant lequel ils devaient réfléchir à leurs actes. Une idée peut-être à appliquer.
A force de négocier avec eux, ils finissent aussi par beaucoup négocier avec moi et parfois, je me laisse bouffer (et ça, ça m'insupporte!). Et avec un p'tit mec à la maison, je reste méfiante,
parce qu'il sait comment m'amadouer le bougre... "Maman je t'aime krès fort" ça marche presque à tous les coups... Sale gosse!
Ah la la... Pas facile l'éducation, surtout quand on se pose beaucoup de questions (faudrait peut-être que j'arrête???)!
TROISIEME PROBLEME (qui n'en est pas réellement un): ELEVER UN GARCON
Sicile m'a prêté un
bouquin que je dévore (et dont il faudra que je vous parle quand j'aurais fini le dernier chapitre) qui s'intitule "élever un garçon", parce que élever un p'tit gars, c'est pas pareil qu'élever
une fille... Et là, à la maison, je me retrouve avec un exemplaire de chaque et je me rends compte sérieusement maintenant que ce que j'ai fait avec Chléo ne fonctionne pas aussi bien avec
Eliott. Ou du moins, ça fonctionne de moins en moins...
Chléo est très "raisonnable", dans le sens où l'on peut aisément la raisonner, l'amener à réfléchir et la négociation ne s'en passe que mieux. Par contre Eliott est bien plus "physique". On peut
discuter avec lui, tenter de négocier, mais le raisonnement par le verbal passe quand même moins bien qu'avec sa soeur (ce n'est pas une question d'âge, je compare avec Chléo lorsqu'elle avait le
même âge que son frère). Alors ça complique un peu les choses, parce que j'ai l'impression qu'en ce moment je deviens un peu plus sévère avec lui (avec sa soeur aussi du coup, à cause de ses
chouineries). Et ça ne me plait que moyennement.
Bon, je ne baisse pas les bras, parce que je reste persuadée qu'il faut apprendre aux garçons à communiquer verbalement afin que les relations passent mieux avec les filles plus tard (même
adultes) et que régler les conflits par la force n'avance à rien. Mais ça m'intéresserait d'avoir des témoignages de parents "conscients" sur leur façon de faire avec leurs garçons, quand ils
font "des bêtises", quand ils ne nous écoutent pas...
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